Description du livre
La rencontre de 1945 entre Abdul Aziz Ibn Saoud et le président américain Franklin D. Roosevelt marque le début d’une alliance stratégique durable entre l’Arabie Saoudite et les États-Unis, fondée sur des intérêts communs majeurs. Cette relation se renforce progressivement jusqu’à la guerre du Golfe de 1990-1991, qui entraîne une présence militaire américaine permanente en Arabie Saoudite, mais aussi une radicalisation de l’opposition islamiste. Les attentats du 11 septembre 2001 constituent ensuite un tournant majeur, provoquant une grave crise de confiance entre les deux pays, d’autant plus que la majorité des auteurs des attentats étaient saoudiens, tout comme le chef d’Al-Qaïda.
Sous forte pression américaine, Riyad engage alors plusieurs réformes pour rassurer Washington et répondre à ses propres difficultés internes, notamment sociales, religieuses et politiques. Bien qu’un rapprochement soit observé à partir de 2003 avec la mise en place d’un dialogue stratégique en 2005, les relations se tendent de nouveau en raison de divergences sur plusieurs dossiers régionaux. Cette prise de distance s’accentue avec le Printemps arabe et la nouvelle orientation stratégique des États-Unis, marquée par un désengagement progressif du Moyen-Orient au profit de la région Asie-Pacifique.