Description du livre
Cet ouvrage retrace l'histoire de la méthodologie de l'interprétation textuelle de la Grèce antique au XXe siècle. Il présente une traduction anglaise complète de l'herméneutique et ses problèmes, écrite par le philosophe russe Gustav Gustav Gustavovich Shpet, accompagnée de commentaires perspicaces. Écrit en 1918, le texte de Shpet est resté inédit en russe jusqu'à l'effondrement de l'Union soviétique. Cette traduction engageante sera d'une grande valeur pour quiconque s'intéresse à la phénoménologie ancienne, à l'histoire intellectuelle russe, ainsi qu'à la divergence de la phénoménologie et de la philosophie analytique du langage.
Le volume comprend également des traductions de cinq essais clés rédigés par Shpet. La première présente une élaboration étendue d'une conception non-égologique de la conscience sur des bases husserliennes qui précède considérablement les arguments bien connus des premiers Sartre et Gurwitsch. Le second détaille les rudiments d'une philosophie phénoménologique de l'histoire qui fait remonter un thème central à Parménide. Les deux suivants révèlent l'intérêt philosophique constant de Shpet dans la lutte contre le scepticisme et ce qu'il a pris pour être le modèle néo-kantien régnant par lequel la philosophie est une servante à la physique mathématique. La dernière présente une déclaration laconique du point de vue philosophique général de Shpet, écrite durant les premières années de la période stalinienne.
Shpet offre un exemple d'une facette de la philosophie d'un point de vue phénoménologique, démontrant le progrès ainsi que les déficiences des époques successives du parcours historique. Ce faisant, il révèle aussi progressivement le besoin d'une théorie des signes, de l'interprétation et de la compréhension. Cette collection rassemble des documents clés pour évaluer la phénoménologie herméneutique de Shpet et son besoin perçu de développer une philosophie phénoménologique du langage.