Description du livre
Cet ouvrage décrit comment les individus qui sont souvent les plus marginalisés dans les sociétés postcoloniales puisent dans des systèmes de savoirs séculaires et non occidentaux pour s'adapter aux difficultés caractéristiques des sociétés inégalitaires en transformation. Il met en lumière les voies et les réponses de résilience autochtones robustes utilisées par les aînés et les jeunes en milieu urbain et rural dans des contextes difficiles en Afrique australe (Afrique du Sud, Namibie, Lesotho et Swaziland) pour expliquer une théorie de la psychologie autochtone. Le blocage (plutôt que la lutte, la fuite, le gel ou l'évanouissement) est expliqué comme une innovation sociale collectiviste, collaborative et pragmatique par défaut pour fournir des soins et un soutien communautaires lorsque les ressources sont limitées et que les besoins sont courants. Le flocage est utilisé pour faire face, entre autres, au changement climatique (sécheresse et consommation d'énergie en particulier), au manque de revenus des ménages et de moyens de subsistance, à l'alimentation et à la nutrition, aux maladies chroniques (en particulier le VIH/SIDA et la tuberculose), aux obstacles à l'accès aux services (éducation, santé, aide sociale), ainsi qu'aux loisirs et au bien-être. L'ouvrage examine en outre la question de savoir si l'utilisation continue d'une telle réponse socioculturelle enracinée pousse les citoyens et les décideurs à accepter l'inégalité, ou si elle pourrait également être utilisée pour susciter l'action citoyenne et perturber les disparités structurelles de longue date.